"Au coeur de la forêt du Sasquatch" de Léo Ponge.

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Moins connu que son cousin tibétain Yéti ou son frère américain Bigfoot, le Sasquatch résiderait lui dans les immenses forêts canadiennes. Folklore local pour bon nombre de personnes, le Sasquatch, sorte de chainon manquant entre l’homme et le singe, a pourtant ses admirateurs dont la seule passion est de le trouver, de communiquer avec lui pour et ainsi prouver au monde son existence. C’est cette quête que montre le docu “Au coeur de la forêt du Sasquatch" de Léo Ponge et qui vient de sortir en VOD sur Internet.

Léon Brening est un physicien français. Philippe Coudray est lui un dessinateur belge. Une passion les réunit : la traque au Sasquatch. Et qui mieux que Robert Kennedy, un passionné canadien qui a dédié sa vie au Sasquatch, pourrait les aiguiller au sein de la forêt tentaculaire ? Ces trois-là sont au centre du documentaire et il serait facile de se moquer de leur passion. Pourtant, bien au contraire, c’est un énorme élan de sympathie que l’on ressent en les suivant en pleine forêt, en train d’élaborer des hypothèses sur le régime alimentaire de la bête, ses habitudes mortuaires. Comment concilier les témoignages concordants et les faits inexpliqués avec le manque de preuves tangibles ? Comment croire en quelque chose que la raison nous pousse à ne pas croire ? A la croisée des chemins entre une épisode de la série “X-Files” et le réalisme au plus près de “Striptease”, "Au coeur de la forêt du Sasquatch" ne prend aucun parti, ne juge jamais. Léo Ponge pose sa caméra et laisse ses protagonistes poser les questions à sa place.

Le docu répond-il à la question de l’existence du Sasquatch ? Ce n’est pas son objet et il le fait très bien. Il décrit sans analyser la force de l’autosuggestion, notamment lors des séquences de balades en forêt où chaque bruit peut être le signe de la présence de l’animal mythique. Certains trouveront les protagonistes ridicules, décalés, haut perchés parce que c’est généralement l’impression que laissent les personnes qui veulent croire en l’existence de quelque chose. Mais pour l’amateur de “X Files” que je suis, ce documentaire fut passionnant et j’ai été captivé du début à la fin. Je l’ai même trouvé trop court (environ 1h05) et j’aurais adoré passer plus de temps en compagnie de ces trois personnes dont l’envie de croire est communicative. “I want to believe" disait le poster de Fox Mulder dans la série "X Files". Ils le veulent aussi et nous avec eux.

Dispo pour 2,99€ sur Universciné et BIENTOT en téléchargement direct sans DRM sur Sasquatch.fr. (Version française et sous-titres français lors des passages en anglais.)

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VOSTFRPCKPTVrating: 4

Nouveau en #DirectToVOD cette semaine.

Voici quelques nouveaux films à découvrir cette semaine en #DirectToVOD.

- “Harmontown” de Neil Berkeley, 6,99$ sur VHX.

Le créateur de la série “Community” se dévoile dans ce documentaire qui s’intéresse à son processus créatif et notamment sur l’après-“Community” (dont il fut viré) et son spectacle “Harmontown”. On y retrouve plein d’invités prestigieux tels que Jack Black et Ben Stiller qui témoignent de cette personnalité complexe et atypique d’Hollywood.

- “Plastic Galaxy”, 4,99$ sur Vimeo on Demand.

Ce documentaire s’intéresse lui à trente ans de produits dérivés Star Wars en se focalisant notamment sur les jouets en plastiques des personnages cultes de cette saga ciné.

- “Wedlock”, 3,99$ sur Vimeo on Demand.

On termine avec une websérie qui vient tout juste de sortir. Cela s’appelle “Wedlock” et elle met en scène Mark Duplass, Jennifer Lafleur et Robb Corddry. Les deux premiers viennent de se rencontrer, ne s’aiment pas (encore) mais veulent devenir un couple et se marier. Ils décident donc de demander de l’aide à un thérapeute pour y parvenir, même si l’initiative semble bizarre de prime abord, le tout en 10 épisodes de 5/6 minutes.

Voilà pour cette petite sélection de films à voir en #DirectToVOD cette semaine.

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"The animal project" d’Ingrid Veninger.

6 personnes déguisées en animaux dans un grand champ couvert de neige. Un homme barbu se lève, torse nu et les dézingue un à un avec un pistolet imaginaire. OK, ça commence bien. C’est dans ce genre d’instants, bien commun à quiconque louant des films indés sur des plates-formes VOD, qu’il faut garder un esprit ouvert et croire que tout finira par s’arranger ou s’expliquer. Heureusement pour lui, “The animal project” s’arrange bien par la suite.

En fait, je n’ai pas commencé par le début puisque le film commence sur la présentation de 6 aspirants acteurs qui s’entrainent pour une pièce. Chacun est interrogé par un narrateur invisible que l’on apprendra ensuite à connaitre comme le héros du film, chef d’une troupe de théâtre complètement paumé dans sa vie, flanqué d’un gosse de 17 ans dont il doit s’occuper seul. Si la bande-annonce semble perchée, le film garde pourtant une certaine prise avec le sol et l’ancre dans une réalité bien à lui. Tout bêtement, le fait de se balader une journée dans des costumes d’animaux serait l’occasion pour les membres de cette troupe de découvrir des choses sur eux-mêmes, de se libérer.

Le film parle donc de cela, bien aidé par des acteurs tous très attachants. Film-choral, la part de chaque personnage est hélas réduite à une portion congrue alors qu’on aurait adoré en voir plus sur chacun d’entre eux. L’un doit s’occuper de son père mourant, l’autre doit dealer avec les conséquences d’une rupture amoureuse, deux autres s’aiment sans se l’avouer, etc. Plein de petites histoires tissées au sein d’une plus grande mais dont on ne peut que déplorer qu’elles n’aient pas reçu plus de soin ou plus d’attention. Mais ce n’est pas de la faute des acteurs, loin s’en faut.

L’histoire qui reçoit le plus d’attention est celle entre le héros du film et son film. C’est une relation attachante, mise en scène avec des moments touchants, toujours en lien avec un précédent court-métrage d’Ingrid Veninger intitulé “The bunny project”. Il manque en fait à ce film une bonne musique. Je sais, c’est trivial, mais certaines scènes auraient gagné à être mises en musique avec un truc cool à la Jon Brion. J’ai vraiment eu l’impression qu’à aucun moment l’émotion latente ne décolle. C’est dommage parce qu’il y a beaucoup de choses à aimer dans cet “Animal project” à commencer par ses belles images et la poésie qui se dégage de certains moments. Bien mais peut mieux faire donc.

"The animal project", disponible pour 4,99$ sur Vimeo on Demand. Pas de sous-titres.

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VIMEO ON DEMANDrating: 3

Des films très récents sur Netflix France ? C’est possible. ]

Et si le Direct-to-VOD trouvait une nouvelle vitalité en venant fournir en films frais les rangs des services SVOD français ? C’est la question à laquelle on s’intéresse dans cet article.

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Movies ● GOG.com ]

La boutique de jeux vidéo dématérialisée GOG (pour Good Old Games) s’ouvre aux films ! La spécialité de GOG, ce sont des jeux (et maintenant des films) sans DRM, c’est à dire sans protection anti-piratage ou copie. Chaque film acheté peut être téléchargé à l’envie pour être regardé sur plusieurs appareils etc. Bref, c’est une grande avancée pour les films indépendants et le Direct-to-VOD. Certains ont même des sous-titres français, comme l’excellent “Indie Game The Movie” dont nous avons parlé sur ce Tumblr. N’hésitez pas à aller voir !

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"Speak now" de Noah Harald.

Ah les mariages. Ce moment si particulier dans les comédies romantiques, qui peuvent être la conclusion espérée pendant tout le film par les spectateurs qui ne rêvent que de voir les deux amoureux terminer ensemble et se jurer amour éternel. Mais un mariage, cela peut aussi être le point de départ des ennuis, comme l’a montré notamment il y a quelques années “The romantics”.

Speak now" est assez proche de "The romantics”, à savoir qu’il utilise le même point de départ. Un mariage entre deux personnes, des invités qui se connaissent entre eux, avec de lourds secrets qui ne demandent qu’à refaire surface pour mettre un bordel monstre parmi tout ce beau monde. Erreurs du passé, erreurs du présent, non-dits, les abcès sont percés pour mieux permettre à chacun de repartir dans sa vie.

The romantics" avaient plusieurs atouts dans sa poche : un excellent casting de têtes connues et une atmosphère mélancolique qui lui allait à merveille. "Speak now" a lui aussi un excellent casting de têtes que vous n’avez par contre jamais vu. Tourné en trois jours par une quinzaine d’acteurs tous issus du même atelier d’impro, "Speak now" est une de ces comédies romantiques indés dont on a pris l’habitude de vous parler même si vous n’en avez probablement rien à faire. On est comme ça nous. Vous n’auriez jamais pensé à accorder votre temps à ce film et c’est tellement dommage que l’on vous bassine avec pour être sûr qu’au moins vous lui laisserez sa chance.

S’ils ne sont donc pas très connus, tous les acteurs ont pourtant pour eux une aisance face à la caméra toute naturelle. Ils s’effacent derrière leurs personnages et on s’y attache tout de suite, en remettant très vite qui est qui, grâce à un début très bien fait. Il y a donc le couple de mariés, les deux amis d’enfance, frère et soeur et respectivement témoin et demoiselle d’honneur, la famille de la mariée (sa soeur notamment) et tout un tas d’autres personnages. On n’est pas noyé du tout et comme je l’ai dit, chacun est si attachant que l’on a vraiment envie de savoir comment cette journée va se terminer pour chacun d’entre eux.

Relativement court (1h15), le film propose pas mal de rebondissements et on ne s’ennuie pas une seconde. Des couples se forment, se déchirent, d’anciennes querelles sont soldées (ou pas). C’est un vrai jeu de massacre qui laisse néanmoins la part belle à l’amour, à travers quelques histoires en particulier. Il y a de jolies déclarations, des décisions difficiles à prendre et une fin un peu courte qui aurait méritée d’être développée et amenée un peu plus en amont. Attention, toutefois, le film est en anglais avec des sous-titres anglais, à réserver donc aux anglophones parmi vous.

On pourra lui reprocher de souffrir parfois de quelques défauts de production minimes dû à son manque de moyens et s’il n’obtient pas une meilleure note, c’est parce qu’il est plutôt soft du côté du romantisme. Mais il parle beaucoup d’amour et cette heure et quart passée en compagnie de cette petite bande n’est vraiment pas désagréable. En somme, une bonne petite comédie romantique chorale de mariage tout à fait honorable et qui mérite que vous vous y intéressiez. Regardez au moins la bande-annonce, elle est bien foutue (et y’a The Lumineers dedans, ce qui ne gâche rien).

(Critique publiée auparavant sur FilmsdeLover.com)

Disponible pour 6,99$ en streaming/téléchargement définitif sous-titré anglais sur VHX.

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VHXrating: 3.5VOST

"Forev" de Molly Green et James Leffler.

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C’est toujours un risque de louer un film romantique indépendant sans têtes connues. Un saut dans l’inconnu. Mais c’est aussi la meilleure façon de dénicher de petites perles rares qui ne sortiront jamais en France. “Forev" (diminutif de "forever", toujours en français) est une de ces bonnes surprises disponibles pour quelques dollars sur Internet.

Budget riquiqui oblige, ne vous attendez pas à une débauche de décors ou de trucs un peu chiadés. Par contre, attendez-vous à beaucoup de bonne humeur, d’énergie, d’acteurs attachants, ce qui est déjà très bien. Le postulat de base en lui-même est assez différent des comédies romantiques classiques en cela que les deux jeunes gens décident assez rapidement de se marier alors qu’ils ne se connaissent pas vraiment. Pour le mec (excellent Matt Mider), c’est un coup de bol parce qu’il est amoureux d’elle depuis des années. Pour elle (excellente aussi Noel Wells, habituée du show “Saturday Night Live”), c’est uniquement faute de mieux parce que sa vie est au point mort et que son voisin est gentil comme tout. Bref, le postulat de départ est assez rafraichissant en commençant par la fin de toutes comédies romantiques.

Mais “Forev" est au coeur un road-movie romantique. Et il va leur en arriver des aventures sur la route pour aller chercher la soeur de Pete. Des aventures qui vont mettre à mal ce mariage prévu et qui vont vraiment les confronter l’un à l’autre. Je n’ai pas de critiques fondamentales à l’endroit du film. On le suit avec plaisir, certaines répliques font mouche et les deux personnages sont suffisamment bien assortis pour que l’on s’y attache. En y repensant, j’ai quand même une petite remarque, sur la nécessité pour ce genre de films indés d’avoir obligatoirement une petite couche absurde sur le dessus, grâce notamment aux seconds rôles qui restent enfermés dans une particularité censée être absurde/rigolote.

Pas de reproches fondamentaux donc, mais pas non plus de grandes déclarations d’amour envers ce film qui fait le taff qu’on est en droit d’espérer d’une comédie romantique, ce qui est toujours appréciable, surtout quand on a un budget serré. Il y a des scènes romantiques à foison et la fin est parfaite donc pas de quoi se plaindre. Mais j’aurais aimé un peu plus.

(Critique publiée initialement sur FilmsdeLover.com)

Dispo en VOD sur Vimeo on Demand pour 4,99$ (3,70€), avec sous-titres (décalés à l’heure du test mais c’est peut-être corrigé depuis).

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VIMEO ON DEMANDVOSTrating: 3.5

Creativity Bundle, 4 documentaires au prix que vous voulez. ]

Les bundles de films vont-ils enfin devenir une tendance dans le domaine du Direct-to-VOD ? Cette nouvelle initiative est peut-être le début. 4 documentaires (Indie Game The Movie, Helvetica, Beauty is embarrassing, Sign Painters) au prix que vous voulez. D’autres bundles devraient suivre et c’est cool.

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"Camp Takota" de Chris et Nick Riedell.

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Si tu ne connais rien de “Camp Takota”, le mieux est peut-être de repartir de zéro pour expliquer la gestation du film. Au début étaient 3 Youtubeuses célèbres (4 millions d’abonnées sur Youtube, la majorité pour la tête de file Grace Helbig) qui, ayant un peu plus de suite dans les idées que la plupart des Youtubers (Norman, c’est pour toi), ont décidé de faire leur film et d’intégrer leurs différentes communautés à tous les niveaux de sa production.

Les fans pouvaient suivre le tournage quasiment au jour le jour jusqu’à la sortie mondiale du film en février dernier en VOD directement depuis sur leur site officiel. Evidemment, c’est un succès avec un film rentable au bout de quatre petits jours et qui continue aujourd’hui encore d’engranger un nombre de fans assez dingue. La communauté autour de ce film, née des communautés des 3 Youtubeuses, fait le reste de la promo sur les réseaux sociaux et en soi, c’est vraiment un cas à part dans le domaine des films indépendants, une nouvelle façon de distribuer des films à une audience mondiale qui n’a plus de frontières. Si cela t’intéresse, Lovenaute curieux, tu peux lire un de mes articles sur le sujet en cliquant ici.

Avant toute chose, j’aimerais dire que je ne fais pas partie de cette communauté. Je n’ai jamais vu une seule vidéo des 3 Youtubeuses en question et je ne suis donc pas dans la “cible” a priori de ce film. Pourtant, j’ai passé un bon moment même si j’ai probablement raté beaucoup de références pour le fan service. La grande force du film est sans conteste sa fraicheur et sa bonne humeur décomplexée que l’on ne peut retrouver que dans un film dans lequel les stars sont aux commandes et qu’elles savent exactement ce qu’elles veulent faire. C’est leur film, elles en contrôlent tout et ça se ressent à l’image, même si le manque de budget colossal se fait aussi ressentir dans certaines transitions pas spécialement bien faites. Ce sont des erreurs de jeunesse faciles à rectifier pour le prochain.

Le film est-il drôle ? Pas spécialement. Je ne me suis pas démonté les zygomatiques mais quelques répliques font mouche et comme dit plus haut, j’ai probablement manqué des références ici et là. Pourtant, il flotte une super ambiance sur ce Camp Takota, variation américaine des colonies de vacances françaises. C’est frais, c’est rafraichissant (déjà dit mais je le répète) et les trois actrices principales sont parfaites et bien entourées par des seconds rôles certes monoblocs mais qui remplissent leur fonction. C’est de l’humour que l’on peut retrouver dans de nombreuses comédies romantiques avec des situations un peu over-the-top dans le seul but de faire rire. Pas spécialement mon truc en règle générale mais ici ça reste bon enfant.

Le film est-il romantique ? De façon assez surprenante oui. La bande-annonce met l’accent sur le côté bande de copines en camp mais il y a une histoire d’amour pour le personnage principal, une histoire qui suit le canon classique du genre. Ceci dit, comme elle ne constitue pas le coeur du film, son déroulement est un peu haché, voire rushé vers la fin même si tout finit pour le mieux et d’une bien belle façon. Le film parvient à bien équilibrer l’aspect romantique et comique pour un tout assez cohérent, pas forcément bien filmé mais qui fait le boulot efficacement. Ce n’est pas parfait, loin de là mais si vous cherchez 1h40 de bonne humeur et d’amour avec de nouvelles têtes, c’est peut-être le feel good movie de votre été. Pas mal, peut mieux faire.

Ah si, le film a des sous-titres français et anglais ce qui est appréciable mais ceux-ci sont désynchronisés pendant 30% du film. Vaut mieux le savoir avant.

(Critique publiée précédemment sur FilmsdeLover.com)

Disponible en VOD pour 9,99$ directement sur son site officiel (sous-titres français et anglais).

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VHXrating: 3.5VOSTFR

"Mars" de Geoff Marslett.

Ce qui frappe le plus dans “Mars" au premier abord, ce n’est pas son histoire d’amour mais sa plastique, inspirée de films tels que "A scanner darkly”. Un côté bande dessinée ajouté par dessus de vraies images tournées sur fond vert pour un résultat un peu déroutant que l’on aime ou que l’on déteste. Il faut aussi dire que “Mars” est un film indépendant, donc avec peu de moyens, et que cela se sent dans la technique même si justement, c’est cette technique qui a permis de mettre en images cette folle histoire de conquête de Mars et du coeur de l’être aimé.

Parce qu’il y a une histoire d’amour dans “Mars”. Certes, celle-ci n’est pas très présente et c’est ce qui vaut au film cette note. D’autant plus que “Mars" a un problème qui contamine l’histoire d’amour, à savoir cette envie de burlesque qui parait forcé et donc ne satisfait pas entièrement. Cette course à l’absurde est dommageable, notamment lors de la déclaration d’amour qui n’est vraiment pas la plus romantique du monde. Heureusement, les acteurs sont bons, à commencer par Mark Duplass et Zoe Simpson. Leur couple est sympa mais on a aussi l’impression que le scénario n’ose pas trop leur donner des occasions de mettre en avant leur histoire d’amour. C’est ça le plus triste en fait.

Mars" est par contre une bonne aventure spatiale pour les amateurs. Est-ce cependant ce que l’on attend d’un film romantique ? Pas forcément mais son histoire d’amour à minima, sa folie et son cachet graphique pourraient bien quand même vous faire passer un bon moment. Un film pour explorateurs du fin fond de l’univers du film romantique.

(Critique publiée précédemment sur FilmsdeLover.com)

Disponible sur plein de plates-formes différentes rappelées ici.

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VHXVIMEO ON DEMANDDISTRIFYrating: 2.5

Les sites Internet officiels de films vont-ils revenir d’entre les morts ? ]

Si les films en direct-to-VOD se développent à l’avenir, il leur faudra des sites officiels pour être vendus facilement aux fans grâce à des plates-formes de VOD directe, comme c’est déjà le cas pour quelques belles success stories comme “Camp Takota” ou “Indie Game The Movie”. Assistera-t-on à la renaissance des sites officiels de films grâce à la VOD par Internet ? C’est la question que l’on se pose dans cet article sur Medium.

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"North of the sun" de Jørn Nyseth Ranum et Inge Wegge.

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Deux potes décident de passer les 9 mois de l’hiver scandinave sur une plage perdue au nord de la Norvège en ne vivant que de denrées périmées obtenues gratos dans des supermarchés et en se construisant une cabane avec ce que la mer a rejeté sur la dite place. Leur but : profiter des superbes vagues pour surfer pendant 9 mois loin de toute civilisation.

Attention, ce n’est pas un film mais un documentaire, avec peut-être quelques embellissements ici et là. Mais la force de caractère des deux jeunes gens forcent (justement) le respect, tout comme leur débrouillardise lors de la construction de cette cabane avec des objets récupérés sur la plage.

Je l’ai loué pour les images de surf mais celles-ci sont relativement peu nombreuses. Ceci est un docu sur un mode de vie alternatif et non sur le surf à proprement parler. Les difficultés, le froid intense qui saisit les deux jeunes gens alors que la tempête fait rage dehors, les sessions de surf par moins 15, y’a pas à dire, ces deux jeunes sont fous. Fous à lier mais leur aventure est belle bien qu’un peu courte. 45 petites minutes là où une heure vingt aurait été parfait.

Malgré tout, les images sont superbes, les musiques aussi et on ne décroche pas un seul instant de cette superbe épopée entre amis animée par une conscience écologique. Surf, écologie, grands espaces, débrouillardise, voilà la recette de ce docu et c’est sacrément bon.

Disponible pour 4,90$ sur Vimeo on Demand avec sous-titres français.

Nord du soleil from weggebros on Vimeo.

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vimeo on demandVOSTFRrating: 4

"Booked out" de Bryan O’Neil.

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Je commence à en avoir ma claque du cliché (ou archétype, c’est selon) de la Manic Pixie Dream Girl dans les films romantiques indépendants. Cela fait des années que ça dure et je pense que l’on en a fait le tour. Le site TVTropes fait même remonter ce cliché à Audrey Hepburn dans les années 50, même s’il est devenu bien plus usité dans les dix dernières années. Je dirais donc que mon principal (et quasiment unique) problème avec “Booked out" est ce cliché qui vit dans le personnage de Ailidh, la dessinatrice de bandes dessinées/espionne de son voisinage. Et pourtant, j’ai aimé ce film.

Il flotte sur ce film une atmosphère assez spéciale, qui se traduit notamment par tous les à-côtés du film, comme son affiche ou sa bande-originale. Tout y est doux, rond, chaleureux même et avant même de voir le film, je me doutais que je l’aimerais. Découvrir un film romantique, c’est un peu comme rencontrer quelqu’un de nouveau. On découvre d’abord son physique, ce qu’il renvoie à la première impression via son affiche, son site officiel, sa bande-annonce. Puis on regarde le film et on découvre sa personnalité, ce qu’il a à dire (mettons de côté le fait que l’on paye pour regarder le film parce que sinon ça donne un côté bizarre (et illégal) à cette analogie). Un film romantique ne te rejette jamais, il se laisse découvrir et te laisse juge de l’aimer ou non. J’ai beaucoup aimé “Booked out”.

L’histoire du film se développe tranquilement, à son rythme, mais cela ne semble jamais forcé ou n’est même jamais ennuyeux. C’est un petit film romantique pépère qui sait ce qu’il veut et où il va. Si son personnage est casse-pieds par ce qu’il représente, Mirren Burke a tout ce qu’il faut pour l’interpréter avec conviction, accent anglais craquant en plus. Le couple qu’elle forme avec Jacob (très bon Rollo Weeks) est convaincant. Leur relation ne dépareille en rien de tout ce que vous avez déjà vu dans le cadre d’une comédie romantique. Il y a une rencontre, des moments sympas, des complications, des retrouvailles.

Booked out" n’essaie donc pas de réinventer la roue du joli carrosse de la comédie romantique mais propose une variation attachante qui tente aussi de parler de l’amitié, à travers le personnage de Jacqueline ou celui de la vieille dame du dessus. Faute de budget (film ultra-indé oblige), le récit est condensé dans quelques lieux mais ce sont des lieux dans lesquels on se sent bien. Je ne saurais vraiment pas comment expliquer l’impression que m’a laissée ce film autrement qu’en disant qu’il est charmant. Désuètement charmant. Comme un bon livre que l’on lirait au coin du feu au son d’une chanson des années 50. Puisque l’on parle de chansons, il me faut mentionner la très jolie bande-originale instrumentale du film (disponible ci-dessous). Un ravissement pour les oreilles.

Si je n’en ai pas trop parlé jusque là, sachez que le romantisme est bien présent. C’est une comédie romantique à la base, avec quelques éléments en sus, mais le côté romantique est bien là. Vous aurez donc tout plein de moments sympas à regarder en amoureux, pas de problèmes là-dessus.

En conclusion, ce film est comme un petit chat mignon qui te regarderait avec de grands yeux. Difficile de lui crier dessus, difficile de le détester. Certains y seront peut-être allergiques mais il ronronne encore en moi.

(Critique initialement publiée sur FilmsdeLover.com)

Disponible pour 2,20€ sur Distrify avec sous-titres français.

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distrifyVOSTFRrating: 4

An analysis of Internet trends in 2014 for independent films. ]

Excellente analyse sur la VOD par Internet que je partage en tous points. Au programme : l’évolution rapide des plates-formes de distribution directe par rapport aux plates-formes VOD traditionnelles, le contenu de niche, la question du vendeur de droits à l’international, les sorties VOD mondiales et l’utilité de Facebook pour un film indé. Beaucoup de questions importantes avec des réponses pertinentes. A lire donc.

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